7 WONDERS ARCHITECTS
Toujours aux éditions Repos Production, 7 Wonders Architects
n’est pas une extension mais bel et bien une nouvelle création.
Nouvelle ? Pas totalement. Car on y retrouve le même univers, un
même objectif, devenir le créateur de la plus belle Merveille
antique, et des cartes similaires, dans leurs grandes lignes :
Points de guerre (rouge)
Points
de Progrès (vert)
Points de victoire (bleu).
7 Wonders Architects, contrairement aux éditions précédentes, 7
Wonders et 7 Wonders Duel + palettes d’extensions, vise très
clairement et volontairement un public familial, débutant et
occasionnel. Pour cela il a fallu adapter la mécanique du jeu, à
commencer par l’abandon du draft. C’est là l’une des
principales différences. 7 Wonders Architects n’utilise en effet
plus cette mécanique, et la remplace par un choix de 3 cartes. Plus
léger, plus fluide. Encore une fois, plus accessible.
Le jeu est une suite de tours où chaque personne, à tour de
rôle, va choisir une carte entre trois paquets mis à sa disposition
:
pioche commune, celle-ci non visible
Le but du jeu est de réunir des ressources, identiques ou
différentes, nécessaires à la création de chaque niveau de sa
Merveille. Les éléments se trouvant au même niveau, par exemple
des colonnes, peuvent être construits dans l’ordre de son choix,
mais toujours de bas en haut.
En parallèle, il est possible de faire des points en rassemblant
des cartes « découvertes scientifiques » ou en remportant des «
batailles guerrières » contre ses voisines ou voisins proches. Ces
batailles sont déclenchées lorsqu’un certain nombre de cartes
Guerre représentant un cor sont découvertes*
Une mécanique particulière s’applique également pour les
cartes « point de victoire » sur lesquelles certaines représentent
un symbole chat donnant le pouvoir de voir secrètement la première
carte de la pile commune.*
La partie s’arrête lorsqu’une personne finalise tous les
niveaux de sa Merveille. Puis on procède au décompte.
La mise en place du jeu de 7 Wonders Architects est rapide,. Pour
rendre le jeu encore plus accessible, la règle, très didactique,
tient sur cinq pages . Avec, comme cela se fait de plus en plus
souvent, un code QR pour accéder à une vidéo d’explication de 8
minutes à peine.
Contrairement à son grand frère 7 Wonders classique, 7 wonders
Architects est donc très facile à expliquer. Les parties durent en
moyenne une trentaine de minutes et peuvent rapidement s’enchainer.
Il se joue entre 2 et 7 joueurs et l’âge recommandé est de 8 ans.
Le grand Miaou Whaouuu de ce jeu est son matériel ! Même si le
graphisme des cartes ne réinvente rien, les Merveilles à construire
sont toutes différentes et séduisantes. Chaque Merveille possède
son propre coffret individuel permettant d’y ranger ses pièces de
construction ainsi que sa pile de cartes.
Le couvercle fermé affiche un rappel du nom de la Merveille et
son pouvoir spécial. Pour finir, une dernière boite permet le
rangement rapide des jetons et cartes mystères. Le tout se glisse à
merveille (c’est le cas de le dire) dans la boite dont le graphisme
rappelle sans aucun doute de quelle famille il provient.
Alors, 7 Wonders Architects, c’est bien ? Ça en vaut la peine ?
Un grand OUI !!!! Même si certains publics, peut-être plus experts
et exigeants, peuvent bouder l’ensemble car clairement trop simple,
léger et accessible. Chez nous et dans notre entourage, ce nouveau 7
Wonders a fait l’unanimité !
Léger, destiné à un public large, lorsqu’on a juste 30′
devant soi, sans avoir un jeu cucul ou concon pour autant, avec un
jeu qui offre un réel plaisir et une fine stratégie.
Les différentes Merveilles et leurs atouts spécifiques sont bien
équilibrés, même si de prime abord certains semblent clairement
beaucoup plus forts que d’autres. De prime abord. En y jouant, on
découvre alors que ce n’est plus tellement le cas.
Le jeu roule parfaitement de 2 à 5 joueurs. À partir de 6 et 7
joueurs, le choix des cartes s’amenuise et les guerres en revanche
se font moins régulières. Les tours de jeu sont moins « punchy »
également. C’est finalement dans cette dernière configuration
qu’il nous a semblé légèrement moins intéressant.
Différent, et pourtant pareil, pareil, et pourtant différent, 7
Wonders Architects, c’est 7 Wonders express, un 7 Wonders pour
darons. Un jeu qui peut se sortir et se jouer sur le pouce (mais pas
littéralement). Il rejoint cette cohorte, cette tendance de jeux
allégés, à l’instar des Aventuriers du Rail (Londres),
Patchwork, Pandemic (Zone Rouge).
Pour conclure, pas de doute, 7 Wonders Architects va faire un
carton ces prochains mois. Je ne serais pas surprise qu’il finisse
par remporter autant de récompenses que son illustre prédécesseur.
